... quelques reflets citadins, une inscription lumineuse en filigrane, des signalétiques urbaines, un soupçon de tag...et le tour est joué.
Ah ! L'ARTE POVERA !... je me souviens d'une expo de Penone que j'ai eu l'occasion de voir, il y a quelques années maintenant, et que j'avais beaucoup appréciée...au château d'Annecy pour être précise.
Il s'agissait de feuilles mortes, de branches et autres installations organiques...le temps a effacé la plupart de mes souvenirs visuels, mais pas les sensations et les émotions ressenties !!! Beaucoup de force et de fragilité aussi se dégageaient du travail de cet artiste. Des installations à fleur de peau et pleines de poésie !
Votre note sur Giuseppe m'a donné envie d'en savoir plus...et en naviguant sur la toile voici ce que j'ai trouvé...
Sur le site : http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/penone.html
L'oeuvre dont vous parler s'intitule : "Il poursuivra sa croissance sauf en ce point "
Il y a même 2 photos l'illustrant !!!
(...) “L’arbre, dit Penone, est une matière fluide, qui peut être modelée. Le vecteur principal est le temps: l’homme a une temporalité différente de celle d’un arbre; en principe, si on empoignait un arbre et qu’on avait la constance de ne pas bouger durant des années, la pression continue exercée par la main modifierait l’arbre.” (Entretien avec Giuseppe Penone, par Catherine Grenier et Annalisa Rimmaudo in Giuseppe Penone, catalogue de l’exposition, Editions du Centre Pompidou, 2004).
Ainsi, l’artiste prend d’abord une photographie de sa main en train de saisir le tronc d’un jeune arbre. Puis, comme pour fixer l’instant de cette prise éphémère, il réalise un moulage en bronze de sa main qu’il fige dans l’arbre au même endroit. La vie naturelle poursuivra son cours, sauf à l’endroit où la prise a eu lieu. La blessure que la main en bronze a laissée souligne par contraste, tout autour d’elle, le cycle vital qui ne s’arrête pas.
Cette main coupée de son corps, qui devient dans la deuxième photographie, celle après des années, une main coulée dans le tronc de l’arbre, est une présence trouble et inquiétante. Tout en répondant à une idée simple, Penone obtient un résultat étrange, évoquant des modifications et, déjà, des curieuses métamorphoses de l’animal au végétal qui reviendront souvent dans son travail.(...)
...je ne crois pas en avoir déjà vu non plus... si ce ne sont les signes laissés par les gardes forestiers ou par les baliseurs de sentiers...par contre les arbres sont condamnés à recevoir toutes sortes d'entailles provoquées par des lames diverses ou autres objets tranchants, grattants, coupants, blessants... tel est leur destinée, histoire de nous envoler vers la postérité !
Scarifications intemporelles...
A bientôt de vous lire Van Acker .